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Jan 15

Un boulevard urbain plutôt qu’une déviation, pour Die, naturellement !

Depuis quarante ans, les habitants de Die voient passer des projets de déviation, portés par les municipalités précédentes, en lien avec les services de l’état, puis le département. Nous avons toujours dit que la ville n’a pas besoin d’une grosse déviation pour accroître le trafic entre la vallée du Rhône et les Hautes-Alpes. Elle a besoin d’aménagements urbains pour réduire les nuisances du trafic existant.

 

Abandonnons les projets d’accroissement du trafic routier sur la route de la vallée !

Le Conseil général voulait créer avec cette D93 un barreau de liaison entre les autoroutes A7 et A51. La double-arche du pont sous le TGV à Crest indique le gabarit prévu. Les projets étaient dessinés pour rouler à 90km/h au moins, réclamant des pentes limitées, de gros ronds-points, des talus, de larges emprises de terrain et des ouvrages d’art très importants.

A Die, le tracé le plus irréaliste passait dans la montagne de Justin, le plus destructeur dans les jardins du Perrier. Le dernier tentait de se tenir près de la voie ferrée et de créer des liaisons avec la ville, mais avait encore un impact considérable sur les jardins.

Tous ces projets ont échoué, parce qu’ils étaient trop chers et trop destructeurs.

 

Aménageons des boulevards au service de la ville et de ses habitants !

Nous proposons de faire un sens unique sur le boulevard du Ballon qui passe devant l’école primaire, en direction de Crest. En direction du Haut-Diois, la voie à sens unique à créer passe sous le cimetière, comme actuellement, puis descend vers la voie ferrée et reste accolée à celle-ci, sans la traverser,  jusqu’à la Griotte. Il est possible de passer d’un sens à l’autre en quatre points. Cette solution a de nombreux avantages :

1. La sécurité et le confort des habitants sont améliorés car il n’y a plus qu’une seule voie roulante rétrécie sur le boulevard. Toujours limitée à 30km/h, le boulevard devient agréable aux piétons, aux enfants et aux vélos sur des voies réservées

2. La fluidité de la circulation est améliorée. Les entrées et sorties du centre-ville ne se font qu’en tourne à droite, sans couper le trafic

3. Des quartiers reprennent vie. La place des voitures diminue et les abords de Meyrosse, de l’école, de la salle polyvalente, le boulevard Ferrier et Saint-Pierre, peuvent être aménagés, paysagés. Il y a de l’espace pour les piétons et les vélos, pour des arbres. Il y a deux fois moins de passage de véhicules, on respire mieux.

4. Les jardins du Perrier ne sont pas touchés, l’emprise dans les jardins de l’Aube est très limitée et les nuisances sonores réduites : la voie créée, de largeur réduite, reste entre le talus et la voie ferrée. Elle est couverte sous l’école et ailleurs si besoin, facilitant la liaison piétonne entre la ville, ses jardins et la Drôme. La promenade en bord de rivière reste préservée du bruit.

5. Le transit est-ouest des camions de marchandises n’est pas encouragé.

6. Le coût est réduit. L’opération devient faisable.

Nous recueillons actuellement les suggestions pour améliorer le projet, pour éliminer un par un ses inconvénients éventuels, pour le fondre dans le paysage, pour limiter les bruits de roulement et pour bien protéger les lieux habités, les équipements publics et les jardins  concernés. Pour le conseil général, cette réalisation pourrait devenir un bel exemple d’aménagement écologique de traversée de ville.

Nous posons ce projet sur la table. Élus à la mairie, nous nous emploierons à convaincre le Département. Nous espérons le soutien des conseillers généraux du Diois.

 

Une déviation sur le modèle grand routier du 20ème siècle ? Inutile, irréaliste et hors de prix. Un aménagement urbain qui concilie les contraintes du trafic local avec la qualité du cadre de vie des habitants ? C’est notre proposition.