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Mar 21

Discours de Didier Jouve le 18 mars 2014

Je vous remercie toutes et tous d’être venus ce soir pour ce moment de reconnaissance et de convivialité.

Je remercie toute l’équipe, les conjoints de l’équipe, les enfants de l’équipe, les amis de l’équipe qui ont donné leur temps et leur énergie pour : 

  • les 6 mois de préparation,

  • les 3 mois de campagne,

  • la distribution de 2 flyers et du livret des 68 propositions dans 2700 boites aux lettres,

  • les 11 équipes de porte à porte, ce qui représente plus de 1000 heures cumulées, et on continue !

  • les 2 réunions de travail par semaine, en soirée,

  • la relecture collective des 11 articles publiés dans le JDD.

Il y a trois mois, j’étais heureux que cette équipe formidable m’ait choisi. Aujourd’hui, je me dis que c’est un grand honneur. Merci du fond du cœur.

Je remercie le comité de soutien qui s’est sans cesse étoffé, qui contribue à notre dynamisme.

Je remercie tous les soutiens individuels que nous recevons encore, et les encouragements, et les conseils, et les idées.

Continuez, cette semaine, la semaine prochaine et pendant 6 ans !

Je remercie le Journal du Diois qui gère cette campagne avec rigueur et équité. Le JDD a construit un outil démocratique du porter à connaissance du débat. Nous avons publié 11 articles. Chacun a pu vérifier que nous avons des propositions concrètes pour Die.

Je remercie RDWA qui a également fait preuve d’équité. RDWA permet encore, en ce moment même, de réécouter les interviews des quatre candidats. Il suffit d’aller sur leur site : n’hésitez pas !

Je remercie les associations qui nous ont interpellés : Terre de Liens, l’Association des Paralysés de France, L’ADES, l’Association Dioise pour la Transition Énergétique, la Libre Pensée, les Amis des Arts et du Musée, les riverains du Chemin des Combes, les Jardins Partagés, l’Accorderie, les lycéens.

Ils nous ont appelés à préciser nos propositions,. Ils nous ont apporté des informations. Ils participent pleinement à ce moment démocratique qui décide des 6 années qui viennent.

Au nom de notre équipe, je veux leur dire ici, comme nous l’avons plusieurs fois écrit, que la vie associative est pour nous une grande richesse de Die, que nous avons confiance en ces associations et en leur liberté, que nous les soutiendrons parce qu’elles sont essentielles au tissu social de notre cité.

Je remercie les gens.

Tous ceux qui sont venus nous voir au marché.

Tous ceux qui sont venus discuter avec nous dans notre local de la rue Buffardel.

Toutes celles et ceux qui nous ont ouvert leur porte, qui ont discuté avec nous, questionné, débattu, encouragé souvent.

Ils nous ont également beaucoup appris.

Ils ont renforcé notre conviction, notre certitude quant à la nécessité impérative de penser avant tout à EUX.

C’est en pensant aux habitants et habitantes de notre ville que nous avons bâti nos propositions.

 

Nous proposons que toutes nos actions renforcent la solidarité.

Il y a à Die de gros problèmes de logement. Nous voulons en créer dans le centre-ville, et aussi par crédit-bail pour que les jeunes puissent acheter.

Il y a à Die des gens qui ont besoin de notre aide : ils ont des problèmes de précarité, d’emplois, parfois de graves difficultés de santé.

C’est pour eux que nous voulons créer des référents uniques, pour qu’ils ne se sentent pas seuls dans une complexité qu’ils ont parfois renoncé à affronter, tant elle leur semble insurmontable.

Beaucoup de gens souhaitent une ville attentionnée, et ils nous soutiennent pour développer les aides à domicile.

Certains – ils sont nombreux – ont besoin d’une ville plus accessible, parce qu’ils ont du mal à se mouvoir, parce que c’est trop dur. C’est pour eux que nous allons par exemple dégager la rue Camille Buffardel de ses obstacles, et aménager la rue Émile Laurens.

Nous proposons que toutes nos actions soient utiles à l’emploi local.

Nous sommes parfaitement entendus sur ce point.

Chacun a compris que c’est jour après jour, décision près décision, qu’on va défendre et recréer de l’emploi dans le Diois. Quand on utilise le bois, quand on consomme les productions locales, quand on construit des logements, quand on soutient les entreprises, quand on installe le haut débit, quand on renforce le tourisme, quand on attire de nouveaux habitants, on agit pour l’emploi.

Et quand on agit pour l’emploi privé, on conforte le service public. Quand on garantit les services publics, on conforte l’emploi privé. Tout se tient.

Partout, nous sommes encouragés à pousser cette dynamique. Ce n’est pas maintenir qu’il faut, c’est développer. Ce n’est pas une crainte qu’il faut, c’est une ambition, une perspective. Oui, touchons ensemble à notre avenir !

Nous proposons que toutes nos actions soient bonnes pour l’environnement.

Ça paraît évident ce soir.

Et depuis le début de la campagne, c’est le printemps ! Il y a des écologistes qui éclosent. Plein les listes ! Ça déborde !

Mais regardez la ville !

Très peu de jardins publics, tant d’espaces inconfortables, difficiles d’accès, troués, moches, le goudron partout, les bâtiments qui sont des passoires thermiques, la salle polyvalente inaccessible, l’entrée de ville. On ne dirait pas qu’il y a déjà eu 50 ans d’écologie…

Il reste presque tout à faire !

Les gens que nous rencontrons font confiance aux écologistes pour passer des promesses aux réalisations, tout simplement parce que nos amis l’ont déjà fait, dans les villes où on leur a fait confiance. Nous méritons cette confiance.

Pendant que nous faisions nos 68 propositions, que n’a-t-on pas entendu !…

Il se disait en ville que Pour Die Naturellement veut remettre de la nature en ville et qu’il y aura des vipères ! Si !

Mais c’est inutile ! Il y a déjà des langues de vipère en ville ! Il y a aussi un panier de crabes et un certain nombre d’autruches qui ont la tête dans le sable. Permettez-moi d’observer, au passage, qu’une autruche qui a la tête dans le sable se trouve dans une posture particulièrement vulnérable !

Heureusement, les électeurs eux, regardent les choses en face, avec nous.

Que se disait-il encore, pendant que nous faisions des propositions ?

Il se disait que Pour Die Naturellement fait des propositions trop chères, dont la ville n’aurait pas les moyens.

Pourtant, le vestiaire du foot, voté à l’unanimité, a coûté 650 000 euros, dont plus de 300 000 euros de fonds propres !

Avec 300 000 euros et des subventions à 80 %, nous aurions pu faire 15 à 20 km de pistes cyclables. Dans une autre partie de la Biovallée, nous avons réalisé une salle de conférences de 170 places parfaitement équipée avec 200 000 euros de fonds propres.

Ce qui coûte cher, ce n’est pas d’avoir des projets, c’est de manquer de savoir-faire financier pour les réaliser.

Que se disait-il encore pendant que nous proposions ?

Il se dit que Pour Die Naturellement fait des propositions irréalistes.

Mais pourquoi faudrait-il se limiter à quelques bâtiments pour la rénovation thermique alors que la dépense se finance avec les économies réalisées ?

Pourquoi faudrait-il refuser d’étudier un petit équipement aquatique qui peut intéresser les scolaires, les médecins, les clubs de gymnastique, les mamans, un petit équipement qui pourrait être co-financé par différents usages, au motif que l’aqualand de Bourg-de-Péage coûte cher ?

En réalité, ce qui est irréaliste, c’est de croire que la ville va se maintenir et que ça peut continuer comme ça.

Ce qui est réaliste, c’est de se saisir de tous nos atouts, et ils sont nombreux, pour ouvrir une nouvelle époque.

Que s’est-il encore dit, pendant que nos présentions des projets ?

Il s’est dit que nous faisions des propositions hors des compétences de la commune.

Sous entendu, par exemple : une mairie ne peut pas faire de propositions pour l’hôpital à la différence d’un collectif de défense…

Mais nous ferons évidemment des propositions pour l’hôpital, dont le maire est président du conseil d’administration !

Et nous ferons des propositions pour le plan territorial de santé.

Et nous utiliserons tous les moyens communaux disponibles pour concourir à son développement, pour discuter avec l’ARS, pour attirer des médecins, pour convaincre des partenaires de la dynamique nouvelle du Diois.

En confidence, il me faut vous dire qu’avec une équipe de 27 personnes aussi dynamiques, nous ne pouvons pas nous restreindre à n’avoir que deux priorités. Nous aurions trop peur de dépérir… 🙂

Alors c’est ainsi :

Nous avons un projet, il est solide et réaliste, et nous saurons le mettre en œuvre, comme nous avons déjà su, les uns et les autres, réussir pas mal d’autres choses : des entreprises, des associations, des artisanats, des bâtiments, des biovallée, des trains, des gîtes ruraux, des jardins, des restaurants, des solidarités sociales, des fraternités, des études, des campagnes électorales, de la musique, des maisons, des projets d’avenir.

Aller de l’avant, ça nous va bien : nous sommes à gauche, nous sommes adroits, nous sommes devant, nous sommes écologistes !

Mais il faut faire l’union ! Pourquoi n’avez-vous pas fait l’union ?

Cette question nous a plongé dans un abîme de perplexité. Quelle est donc cette union ? Des derniers mandats de l’union, nous avons le souvenir d’équipes municipales qui se sont déchirées, combattues, d’une maire qui s’est faite insulter, de budgets non votés, de délégation retirées. A chaque fin des trois derniers mandats d’union, il y a eu des listes séparées et des campagnes électorales sévères, avant un accord électoral négocié durement. Vous avez la nostalgie de ça ?

Nous vous proposons le vote utile.

Pas le vote qui enjoint à l’un de se ranger derrière l’autre, parce qu’il faut évidemment battre le troisième. Pas le vote qui enjoint plusieurs générations de gens libres à renoncer à leur expression politique, au nom d’un intérêt supérieur qu’on a eu depuis du mal à vérifier.

Nous vous proposons un vote vraiment utile.

Un vote qui choisit volontairement un projet d’avenir qui a du coffre et ouvre des perspectives.

Un vote qui, pour mettre en œuvre ce projet d’avenir, installe une équipe soudée, efficace, dynamique, qui a de la pêche et des convictions.

Une équipe ouverte pleine de diversité, dans laquelle coopèrent des citoyens, écologistes, jeunes socialistes, anciens communistes, des juristes, des fraternistes, des altruistes et même un bassiste : des coopérateurs !

 

Nous vous proposons un vote vraiment très utile.

Pour choisir un vrai projet d’avenir.

Pour changer la donne.

Pour choisir une vraie équipe qui sait travailler ensemble avec la cohérence, la force, l’amitié, la créativité.

Une équipe qui va avancer, avec la gnaque des équipes qui gagnent.

Une équipe qui ne va pas gagner contre qui que ce soit, mais qui va gagner pour.

Pour Die, Naturellement !